Wednesday, February 23, 2005
Une démocratie, ça respire
Nous avons eu souvent la preuve, ces dernières années, que les syndicats réformistes ne sont que des auxiliaires du patronat, n'existant qu'aux seules fins de torpiller la cause du peuple. Ainsi, les sociaux-traîtres de la CFDT et de la CFTC, dignes valets de Matignon et de l'Elysée, s'emploient à saboter la grande manifestation unitaire qui doit avoir lieu à Paris ce 10 mars afin de défendre les trente-cinq heures contre les menées réactionnaires de Raffarin et Seillière. Le renégat bien connu François Chérèque demande un report, officiellement dans le but de ne pas nuire aux chances de Paris d'accueillir les Jeux Olympiques de 2012, le comité chargé d'examiner les candidatures effectuant précisément sa visite ce même jour. Qui croit-il tromper? Entend t-il donner l'impression, souhaitée par ses maîtres, que la France est un pays domestiqué, où les travailleurs sont des serviteurs bien dressés, qui remuent la queue bien gentiment devant les patrons et les bourgeois? Veut-il que les prolétaires renoncent à leurs avantages chèrement acquis pour le seul profit du grand capital organisateur de ces jeux aux forts relents de fric?
Heureusement, les vrais syndicalistes ont su trouver la réponse juste. Le camarade Jean-Claude Mailly s'est chargé de mettre les points sur les i à ceux qui croient que le sport peut servir à endormir le combat pour une société plus juste et plus fraternelle: "Si on doit considérer que les jeux Olympiques ne peuvent avoir lieu que dans un pays où il n'y a pas de manifestations et de grèves, ça signifie que les jeux Olympiques ne peuvent pas avoir lieu dans une démocratie. Une démocratie, ça vit et ça respire, y compris quand il y a des mouvements sociaux, or les jeux Olympiques c'est dans sept ans.". Et la courageuse Maryse Dumas, toujours en pointe dans la lutte sociale, d'ajouter: "Sur le fond, il n'est pas question de présenter une ville aseptisée". "Le CIO doit prendre la ville de Paris telle qu'elle est, avec ses conflits sociaux, même si ceux-ci n'ont pas de rapport avec la Ville ou les Jeux olympiques". Oui, le CIO ne doit pas s'imaginer que les Français soient prêts à se coucher devant les forces du grand patronat et de la mondialisation ultralibérale. Tandis que les autres pays d'Europe cèdent à la vague réactionnaire-fascisante importée des Etats-Unis, la France refuse la régression sociale et les travailleurs plus que jamais sont mobilisés pour barrer la route au libéralisme triomphant.
Heureusement, les vrais syndicalistes ont su trouver la réponse juste. Le camarade Jean-Claude Mailly s'est chargé de mettre les points sur les i à ceux qui croient que le sport peut servir à endormir le combat pour une société plus juste et plus fraternelle: "Si on doit considérer que les jeux Olympiques ne peuvent avoir lieu que dans un pays où il n'y a pas de manifestations et de grèves, ça signifie que les jeux Olympiques ne peuvent pas avoir lieu dans une démocratie. Une démocratie, ça vit et ça respire, y compris quand il y a des mouvements sociaux, or les jeux Olympiques c'est dans sept ans.". Et la courageuse Maryse Dumas, toujours en pointe dans la lutte sociale, d'ajouter: "Sur le fond, il n'est pas question de présenter une ville aseptisée". "Le CIO doit prendre la ville de Paris telle qu'elle est, avec ses conflits sociaux, même si ceux-ci n'ont pas de rapport avec la Ville ou les Jeux olympiques". Oui, le CIO ne doit pas s'imaginer que les Français soient prêts à se coucher devant les forces du grand patronat et de la mondialisation ultralibérale. Tandis que les autres pays d'Europe cèdent à la vague réactionnaire-fascisante importée des Etats-Unis, la France refuse la régression sociale et les travailleurs plus que jamais sont mobilisés pour barrer la route au libéralisme triomphant.