Wednesday, February 23, 2005
Chirac, l'ami du Baron
Depuis sa réélection imméritée voici trois ans, Chirac s'est imposé comme l'un des présidents les plus brutalement réactionnaires que la France aie connu. Sans pitié ni remords, il s'est appliqué à rogner sur les acquis sociaux, à démolir la protection sociale, à réduire les droits des travailleurs. Relié en permanence à son ami le Baron Seillière, il a satisfait toutes les attentes du MEDEF, voire même les a devancées. Face à ce déferlement d'un ultralibéralisme quasi-thatchérien, le mouvement social a fait entendre sa voix, hélas le plus souvent en vain. Nos amis intermittents, par exemple, n'ont pas pu obtenir le maintien de leur statut, malgré une mobilisation qui a rencontré un large écho dans le public. De même, la fonction publique toujours à la pointe du combat pour la justice sociale a dû accepter de voir son régime de retraite anéanti. Mais les forces vives de la société, en dépit de ces rebuffades, ne sont pas près de renoncer. La mobilisation sans précédent du mouvement étudiant a démontré une fois de plus que l'ultralibéralisme ne passera pas sans heurts dans ce pays. Et que l'espoir reste là, palpable, dans le coeur de la jeune génération.