Friday, September 02, 2005

 

Libéralisme-fascisme: la convergence

Chacun sait que le libéralisme, même s'il se pose en défenseur de la liberté, a eu partie liée tout au long de l'histoire avec les régîmes les plus répressifs, les idéologies les plus liberticides et n'a cessé de promouvoir la régression sociale sous toutes ses formes. Rappellons-nous Aron ou Revel fraternisant avec Pinochet, Madelin militant du groupuscule néo-nazi Occident ou plus récemment Démocratie Libérale s'alliant avec le milliardaire Le Pen. Le blog Cross-Over est un nouvel épisode et une nouvelle démonstration de cette alliance du capital et de la botte. Animé par un agité libertarien, un certain Lafronde, pour qui les foetus sont des "parasites" et les enfants des marchandises que l'on peut vendre sans autre souci, et le néo-fasciste Vae Victis, il a réussi en quelques jours d'existence à battre tous les records d'immondice. Témoin, ce post écoeurant ou le déjà nommé Vae Victis se fait le porte-voix des racialistes du Front National pour qui l'immigration met en danger la survie de la race blanche. Que des "libéraux" tiennent ce genre de propos devrait finir de convaincre les indécis que la lutte est plus que jamais nécessaire. L'avenir de l'Homme, et la construction d'une société plus juste et solidaire sont en jeu. Ne laissons pas les ennemis du progrès et les apologistes de la Haine nous ramener des siècles en arrière!

Sunday, February 27, 2005

 

Nous sommes les Modernes!

dimanche 27 février 2005, 16h59
A Mitry-Mory, le PCF oscille entre nostalgie et modernité

MITRY-MORY (AFP) - Près de 400 militants communistes de Mitry-Mory ont célébré dimanche les 80 ans de gestion de la commune par le Parti communiste français en présence de Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale.Dans la salle du gymnase où se tenait le banquet républicain, pas de traces du passé, pas de portrait du premier maire communiste élu en 1925, Marcel Chèvremont. En revanche, les affiches encourageant à voter "non" lors du référendum sur le traité constitutionnel européen tapissent les murs. Des autocollants sur le même thème ornent les bouteilles de vin sur les tables.
Entre éclats de rires et verres de kir, les souvenirs de luttes et manifestations occupent une bonne partie des conversations de l'assistance majoritairement composée de personnes âgées.
Henri-Jules Harduin, 85 ans, est toujours encarté. Il affirme "n'avoir jamais loupé une année depuis 1945". Maurice Desender, en désaccord avec le PCF, n'a plus sa carte mais avoue avec fierté avoir été "l'un des premiers enfants à avoir été baptisé au civil par Marcel Chèvremont en 1938".
Parmi les rares jeunes de la salle, Christophe Javelle, 28 ans évoque son désir "d'un PCF fort au niveau national. Car essayer d'améliorer les choses au niveau local ne mène pas à grand chose si on n'a pas de prise sur la politique nationale".
Marie-Georges Buffet a elle aussi évoqué l'avenir du parti dans son discours : "quand on regarde l'état du monde, loin d'être nostalgiques, les communistes sont les modernes de l'histoire".
"Nous sommes en train de retrouver une seconde jeunesse et la gauche a besoin d'un PCF qui reprend de la vitalité", a-t-elle déclaré à l'AFP.


Oui, n'en déplaise à tous ses fossoyeurs d'extrême-droite et de la fausse gauche, le Parti n'est pas mort! Aujourd'hui plus que jamais, le projet communiste reste d'actualité et le rôle des progressistes, déterminant. Face à la mondialisation sauvage et à l'ultralibéralisme sans foi ni loi qu'elle répand, les communistes doivent relever la tête et s'engager dans la lutte pour un monde meilleur. Non, nous n'avons pas à avoir honte de ce que nous sommes et avons été! Non, nous ne devons pas nous accomoder de la réalité, ni transiger avec nos principes! Les habitants de Mitry-Mory, fidèles depuis près d'un siècle à la cause du progrès social, ne comprendraient pas que le Parti perde son identité. Alors que la gauche dite modérée s'enferre dans des concessions toujours plus honteuses à l'extrême-droite néolibérale, les communistes restent les représentants ultimes des idées qui ont fait, font et feront toujours l'essence du socialisme.
TOUS AVEC MARIE-GEORGE! CONTRE LA BOUE, POUR LE BONHEUR!

Friday, February 25, 2005

 

Non à la Haine, Oui à la Solidarité

Nous autres gens de progrès sommes très attachés à la liberté d'expression. Mais celle-ci ne saurait s'appliquer à ceux qui prêchent la haine, la discrimination et l'exclusion. C'est pourquoi nous devons nous féliciter de la condamnation même insuffisante du milliardaire Le Pen pour incitation à la haine raciale, tout en sachant que le combat est loin d'être terminé. Un autre procès est d'ores et déjà en cours et nous savons bien que Le Pen restera une menace tant qu'une politique volontariste ne se sera pas attaqué aux vraies causes - sociales - du sentiment d'insécurité qui motive son électorat. Oui, le racisme et la haine subsisteront tant que l'ultralibéralisme continuera de laisser des millions de personnes sur le carreau, sans autre exutoire à leur détresse qu'une violence mal orientée. En attendant, nous devons nous montrer intraitables à l'égard des professionnels de l'exclusion, qu'ils soient fascistes ou libéraux* et défendre contre vents et marées les valeurs universelles héritées des Lumières.

NO PASARAN!

* La collusion entre les deux courants, motivée par une évidente proximité idéologique, est patente à la lecture de nombreux sites et blogs ultralibéraux qui s'en prennent indifféremment à l'Islam militant et à l'Etat-Providence avec une violence rappellant les heures les plus sombres de notre histoire.
 

La mondialisation "heureuse"

Dans L'Humanité d'aujourd'hui:

éco-socialLunetterie
Des licenciements à perte de vue
Les lunetiers du Haut Jura délocalisent leur production et licencient à tour de bras.
Franche-Comté,
correspondance particulière.
Il y a quelques semaines, la CGT du Jura alertait par courrier le préfet du département sur la situation de la lunetterie dans le Haut Jura. Hier, le premier couperet de l’année est tombé. Le groupe L’Amy, le leader français de la lunette, a annoncé la fermeture de ses deux sites de Poligny et de Saint-Laurent-en-Grandvaux, des licenciements dans son usine de production de Morez et également au siège social à Paris. Au total, 180 salariés seront mis à la porte. « Nous avons demandé qu’un expert-comptable indépendant de l’entreprise soit nommé par le CE pour aider les membres du comité d’entreprise à mieux comprendre la situation économique réelle de L’Amy et pour les aider dans la mise en place du plan social », a annoncé le secrétaire général de la CGT, Michel Faivre-Picon. Le groupe L’Amy, qui emploie encore 350 personnes dans le Haut Jura fabrique les lunettes Lacoste, Nina Ricci, Sonia Rykiel, Chevignon ou Kipling. La société avait déjà délocalisé en grande partie sa production en Chine. « C’est pire que tout ce qu’on pouvait imaginer. Ce doit être le désarroi pour tout le monde », souligne Élisabeth Caumont, conseillère municipale communiste des Piards, en rappelant : « Cela fait des années que nous demandons une table ronde sur la lunetterie. Voilà des sociétés qui ont engouffré des millions d’argent public sans jamais rendre de compte, hormis le fait de licencier du personnel par petites vagues. Il faut que, face à ce licenciement massif, les élus du département se mobilisent.
La casse de la lunette française, symbole d’une qualité mondialement reconnue, doit cesser. » Une mauvaise nouvelle ne suffisant pas, le lunetier Bollé, détenu aujourd’hui par un fonds de pension américain, vient également d’annoncer 58 licenciements sur les 69 salariés de son usine d’Arbent. Là encore, une partie de la production s’envole pour la Chine. La CGT craint également de nouvelles suppressions de postes chez Comotec aux Rousses, après la disparition d’une trentaine d’emplois en 2004, et chez Albin-Paget à Morbier, où 18 emplois ont été supprimés en 2004, chez Cottet à Morez, ainsi que plusieurs licenciements à l’occasion du transfert d’une partie de l’activité de la société Odo de Morbier. « La situation du secteur de la lunetterie, et plus généralement de toute l’industrie du Haut Jura, nous semble en situation catastrophique et appelle des réactions immédiates de tous. Nous allons interpeller toutes les organisations syndicales du département dans les prochains jours pour proposer une mobilisation importante », annonce Michel Faivre-Picon. La CGT s’inquiète de « l’effet d’engrenage » que peuvent entraîner ces disparitions pour toutes les PME de la lunetterie jurassienne et demande à être associée aux réflexions des services de l’État sur la « redynamisation » du Haut Jura. Selon le syndicat, la lunetterie jurassienne, concentrée dans le sud du département, perd 100 à 200 emplois tous les ans depuis dix ans et emploie actuellement, 2 000 salariés contre 3 500 dans les années quatre-vingt-dix.
Alain Cwiklinski


A Poligny et à Saint-Laurent-en-Grandvaux comme jadis à Vilvoorde, les travailleurs sont les grands perdants de cette mondialisation que ses thuriféraires osent qualifier d'heureuse. De délocalisations en chantages sociaux, c'est bel et bien une véritable guerre qui est déclarée au monde ouvrier par les barons du capitalisme apatride et ses valets. Il importe plus que jamais que les forces de progrès s'unissent afin de faire échec à ces menées inqualifiables et instaurer une autre mondialisation, qui cesse de faire de l'homme - le capital le plus précieux - une marchandise jetable.
UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE!

Thursday, February 24, 2005

 

L'Homme que nous aimons le plus


Le Camarade Staline Posted by Hello

Un demi-siècle après sa disparition prématurée, et en dépit du révisionnisme éhontée d'historiens réactionnaires, Joseph Staline demeure LA figure marquante du vingtième siècle, et un modèle pour tous ceux qui souhaitent accoucher un monde meilleur.
Cet homme, en plus d'avoir terrassé à lui tout seul l'hydre nazie, préservant ainsi la liberté en Europe, permit également à l'Union Soviétique de se hisser au niveau des grandes puissances, garantissant ainsi un équilibre multipolaire qui nous manque cruellement aujourd'hui. Il aida, enfin, de nombreux pays voisins à dépasser le capitalisme et à se doter de régimes progressistes acclamés par le peuple mais inévitablement condamnés par le patronat et la bourgeoisie.
Alors bien sûr, il y eut les soi-disantes purges de Moscou et les prétendus procès de Prague qui font les délices de tous les anticommunistes, mais pèsent-ils plus lourd que le maccarthysme qui eut pour effet d'éradiquer la gauche du paysage politique américain, pour la plus grande joie du grand capital et du complexe militaro-industriel? Et le Goulag, si mal compris, peut-il vraiment être comparé à cette monstruosité juridique et humanitaire qu'est Guantanamo? Il y avait, qu'on le veuille ou non, des traîtres au sein du Parti à cette époque, subsidiés des classes autrefois dominantes afin de rétablir l'ancien système. C'est tout à l'honneur du Camarade Staline, toujours vigilant face aux tentatives de subversion droitières, que d'avoir empêché une contre-révolution qui aurait ramené l'Union Soviétique à la dictature monopolistique dont le grand Lénine l'avait tirée et que le funeste Gorbatchev devait quelques décennies plus tard contribuer à restaurer.
Oui, en ces temps de néolibéralisme sauvage et de politiques antisociales menées par une classe politique réactionnaires, le Camarade Staline doit être pour nous plus que jamais une icône et un exemple.
DORS TRANQUILLE, CAMARADE! TON OEUVRE TE SURVIT!
 

Message aux Libéraux

Vous croyez que l'avenir vous appartient, tout comme les médias, les hommes politiques vous appartiennent déjà. Vous pensez que rien ne viendra s'opposer à votre logique marchande, votre vision de l'Homme comme un outil sacrifiable sur l'autel de la rentabilité et du profit. Vous êtes convaincu de pouvoir briser ou faire taire tous ceux qui s'avisent de contester votre idéologie répugnante, véritable négation des principes universels fondés par les Lumières.
Mais vous avez tort!
La résistance s'organise, du mouvement ouvrier toujours fertile à la jeunesse altermondialiste. La presse indépendante, L'Humanité et Le Monde Diplomatique en tête, instruit à charge le dossier noir du néolibéralisme et de ses propagateurs. Déjà, dans plusieurs pays, les forces de progrès se sont emparés du pouvoir, portées par un vaste courant populaire avide d'égalité et de justice sociale. Ne vous faites donc pas d'illusion: vos grandes heures sont derrière vous; tôt ou tard, le peuple reprendra les rènes de sa destinée, et il ne restera plus aux libéraux et à leurs maîtres que les yeux pour pleurer.
Bush, Chirac, Blair, Schröder, Raffarin... La Réaction ne passera pas!
 

Nouvelle offensive du patronat et de ses affidés contre les travailleurs démunis

Dans L'Humanité d'aujourd'hui:

Menace de Lock-out chez Sediver
Saint-Yorre (Allier),
envoyé spécial.
À la fin de leur assemblée générale hebdomadaire, mardi matin, presque tous les salariés de Sediver viennent se masser à l’entrée de l’usine. Déterminés, en nombre, mais avec le sourire. C’est pour la photo. Ils restent cinq minutes dans l’oeil des objectifs. Puis retournent à leurs postes. Tout est calme. Pas de mouvement de grève, ni d’obstacles à la production. Engagés depuis le déclenchement d’un droit d’alerte en novembre 2003 dans une lutte pour sauver leurs emplois, leur usine et sa production d’isolateurs électriques, reconnue dans le monde entier, les 286 ouvriers de Sediver gardent leur souffle pour la suite. Après le chantage à l’emploi et au temps de travail, les pressions pour obtenir des aides publiques et l’envoi, début février, d’une première salve de 70 lettres de licenciement, la direction du groupe italien Seves (ex-Vetroarredo), à qui appartient l’usine de Saint-Yorre depuis 1996, vient de lancer une nouvelle bombinette dans les pattes de ses salariés. Son nom : « lock-out » et, derrière l’anglicisme, se cache la tentative pour un employeur de fermer un site d’autorité, d’empêcher les salariés d’y pénétrer et de ne plus verser les salaires. En France, ce « droit » est plus que drastiquement encadré (lire ci-après). Malgré l’illégalité manifeste de la mesure, en cas de concrétisation des menaces actuelles, les 286 salariés de Sediver pourraient - c’est une des pistes à l’étude - porter individuellement l’affaire devant les prud’hommes.
Un dossier monté
de toutes pièces
« Notre direction a monté un dossier étoffé, mais ça se voit quand même qu’ils ont eu de la peine, ricane Noël Paput, secrétaire CGT du CCE et porte-parole de l’intersyndicale CGT-UNSA-CGC. En fait, plus ils nous attaquent, plus ils prêtent le flanc à la riposte. » C’est lundi dernier qu’à Nanterre, au cours d’un comité central d’entreprise (CCE), la direction de Sediver a tenté de justifier cette opération inédite en France. « Ils n’approvisionnent plus le four depuis le début novembre, ils licencient les salariés qui y travaillent, puis ils nous reprochent des pertes mensuelles qui se chiffrent à 1,4 million d’euros », s’insurge-t-il. Les salariés en lutte refusent aussi de voir partir à prix cassés, pour le plus grand bénéfice des filiales en Chine, en Italie, en République tchèque ou au Brésil, des pièces de verre nu. « Sur le site, il y a 9 000 tonnes de stocks, ce qui équivaut à 10 millions d’euros, reprend Noël Paput. Les produits finis, par exemple les isolateurs électriques assemblés, peuvent partir quand la direction le décide. En revanche, nous nous opposons à la vente à perte, à hauteur de 50 %, des produits semi-finis. Ce serait accepter une pure et simple délocalisation de nos marges. »
Que cache
le lock-out ?
Elle n’en a pas fait mystère depuis plus d’un an qu’elle pilonne : une fois achevé son « pillage de la marque et des technologies » selon l’expression de Me Jean-Louis Borie, l’avocat du CCE, la direction du groupe Seves veut voir Sediver rayé de la carte à Saint-Yorre, excluant d’office tout projet de reprise qui risquerait de créer un concurrent. Le problème, c’est que, malgré l’apathie des pouvoirs publics, le plan de fermeture risque d’être retoqué en justice. Vendredi 25 février, le tribunal de grande instance de Nanterre doit rendre un jugement très attendu sur la validité de la procédure de plan social. Or, en référé, le même tribunal vient lundi dernier d’ordonner la suspension des soixante-dix premiers licenciements et l’interdiction de démanteler le four avant « l’achèvement » de la procédure légale. Pour
Me Jean-Louis Borie, c’est « une suspension pure et simple » car « la notion d’achèvement de la procédure ne me paraît pas être simplement le jugement qui va intervenir, mais bien la fin globale de celle-ci, c’est-à-dire éventuellement après la décision de la cour d’appel ». Dans ces conditions, alors qu’une nouvelle procédure d’alerte concernant Sediver vient d’être déclenchée par le commissaire aux comptes devant le tribunal de commerce de Nanterre, c’est la situation financière de l’entreprise qui doit susciter la plus grande attention. « On n’a aucune visibilité sur les comptes de l’entreprise, déplore encore l’avocat des salariés. Sont-ils capables de financer le plan social et la fermeture qu’ils espèrent ? On pourrait très bien se retrouver plongés dans une logique à la Métaleurop où la tentative de lock-out camouflerait l’incapacité de payer les salaires demain. »
Thomas Lemahieu


Encore une nouvelle preuve des dégats sociaux causés par l'ultralibéralisme propagé par le gouvernement Raffarin sous la houlette d'une mondialisation sans frein ni contrôle. Aujourd'hui Sediver, demain le monde! Plus que jamais il faut se mobiliser, parce qu'un autre monde est possible, n'en déplaise aux perroquets défaitistes et/ou libéraux à la solde des oligarques patronaux.
 

L'Humanité, un service public

Partagée entre sucreries destinées à perpétuer l'aliénation des masses, et organes du conservatisme ambiant financés par le grand capital, la presse française est un sujet de consternation et de honte pour tous les authentiques progressistes. De France Dimanche à Libération en passant par les ignobles Figaro et Valeurs Actuelles, les chiens de garde de l'ordre établi répandent leur propagande insidieuse au service des patrons et des bourgeois. Seule au milieu de cet océan de médiocrité capitaliste, L'Humanité sauve l'honneur du journalisme indépendant et engagé. Depuis un siècle, elle offre aux masses une information rigoureuse, objective, débarrassée des contrevérités, falsifications véhiculées quotidiennement par la presse bourgeoise. Comme me le disait mon grand-père, membre du PCF dès le Congrès de Tours: "L'Huma, c'est la voix de la vérité qui hurle pour se faire entendre dans un choeur de mensonges." On ne saurait mieux dire.
Hélas, plusieurs décennies de manoeuvres sournoises de la classe dominante, alliées au découragement, voire dans certains cas la désertion des masses populaires ont amené L'Humanité au bord du gouffre, à tel point que le journal, faute de lecteurs et d'abonnés, pourrait bien disparaître.
Une telle chose ne doit pas se produire. Pour le pluralisme, pour que la voix du peuple continue de se faire entendre, L'Humanité doit vivre et assumer la mission de service public qui est la sienne. C'est pourquoi j'engage chacun de mes lecteurs à faire un geste et à s'abonner ou à faire un don.
Non à la tyrannie de la bien-pensance! Oui à une information pluraliste et indépendante!
SAUVONS "L'HUMANITE"!!!

Wednesday, February 23, 2005

 

Chirac, l'ami du Baron

Depuis sa réélection imméritée voici trois ans, Chirac s'est imposé comme l'un des présidents les plus brutalement réactionnaires que la France aie connu. Sans pitié ni remords, il s'est appliqué à rogner sur les acquis sociaux, à démolir la protection sociale, à réduire les droits des travailleurs. Relié en permanence à son ami le Baron Seillière, il a satisfait toutes les attentes du MEDEF, voire même les a devancées. Face à ce déferlement d'un ultralibéralisme quasi-thatchérien, le mouvement social a fait entendre sa voix, hélas le plus souvent en vain. Nos amis intermittents, par exemple, n'ont pas pu obtenir le maintien de leur statut, malgré une mobilisation qui a rencontré un large écho dans le public. De même, la fonction publique toujours à la pointe du combat pour la justice sociale a dû accepter de voir son régime de retraite anéanti. Mais les forces vives de la société, en dépit de ces rebuffades, ne sont pas près de renoncer. La mobilisation sans précédent du mouvement étudiant a démontré une fois de plus que l'ultralibéralisme ne passera pas sans heurts dans ce pays. Et que l'espoir reste là, palpable, dans le coeur de la jeune génération.
 

Le Capitalisme, ennemi public numéro un

Même si certains (du bon côté du manche, cela va de soi) lui trouvent du génie, le Capitalisme reste aujourd'hui et plus que jamais le premier fauteur de guerre, de haine, d'exploitation et bien sûr de misère. Et la chute du mur de Berlin ayant couronné dans l'esprit des laquais du capital la défaite du soi-disant communisme, le système est maintenant sans rival, sans alternative. Résultat? Les classes dirigeantes, ne se sentant plus de joie, piétinent allégrement les droits souvent acquis dans le sang par les masses populaires. On revient sur les trente-cinq heures, demain ce sera le smic, puis les congés payés, puis le travail des enfants. Déjà l'Europe avec sa directive Bolkestein, s'emploie à faire de l'exploitation la nouvelle norme sociale de l'Union. Rien de surprenant à ce qu'un Blair, un Schröeder, domestiques obéissants qu'ils sont du Nouvel Ordre Mondial piloté par Bush, applaudissent des deux mains, eux qui ont réussi ou sont en train de transformer leurs pays en eldorados ultralibéraux, confortables pour les nantis et mouroirs pour les pauvres. Et bien sûr, les chiens de garde nous disent que c'est inévitable.
Mais ça ne l'est pas!
En dépit des quolibets et des manipulations sous couvert d'histoire, le rêve communiste est toujours possible. Ne nous laissons pas décourager par les faux-semblants russe, chinois, cubain ou nord-coréen qui ne sont que de pitoyables détournements idéologiques opérés par une classe possédante avide de conserver le pouvoir à tout prix! Nous devons croire et nous battre. Le capitalisme, un jour, tombera et ce jour là, nous serons prêts à danser sur sa dépouille!
 

L'Histoire se répète

Regardez ceci, puis ceci. Ouais, vous pouvez toujours croire à une coïncidence.
 

Lutter contre le libéralisme

Les idéologies les plus répugnantes se donnent libre cours sur l'Internet: fascisme, néonazisme, négationnisme mais aussi et surtout libéralisme. Le web regorge de ces blogs immondes qui célèbrent le chacun-pour-soi, la régression sociale la plus brutale, parfois en y mélangeant l'éloge infect de la politique bushiste. A l'heure où l'ultralibéralisme sauvage ne cesse de marquer des points en Europe, notamment en France où Chirac et Raffarin se sont jurés d'avoir la peau du mouvement ouvrier, la prolifération de ces officines n'a rien d'un hasard. Le danger est là et bien là, et tous ceux qui luttent pour une société plus juste et plus humaine doivent en être conscients. Même si l'audience des blogs, sites et forums libéraux est pour l'instant limitée, ils servent de laboratoire à une pensée qui, telle le révisionnisme faurissonnien en son temps, prendra ensuite son envol pour contaminer le débat public. Nous ne pouvons permettre cela. Les amis de la vraie liberté, qui ne va de pair qu'avec l'égalité et la fraternité, doivent se réveiller et demander que des lois soient votées pour réduire au silence ceux qui appellent au retour de l'oppression patronale la plus sanguinaire. Il ne doit plus être permis de nos jours, si ce n'est dans les colonnes de Rivarol ou de Présent, de prôner la suppression du Smic ou le retrait des trente-cinq heures. Le libéralisme est un chancre, il faut l'extirper avant qu'il ne soit trop tard.
 

Une démocratie, ça respire

Nous avons eu souvent la preuve, ces dernières années, que les syndicats réformistes ne sont que des auxiliaires du patronat, n'existant qu'aux seules fins de torpiller la cause du peuple. Ainsi, les sociaux-traîtres de la CFDT et de la CFTC, dignes valets de Matignon et de l'Elysée, s'emploient à saboter la grande manifestation unitaire qui doit avoir lieu à Paris ce 10 mars afin de défendre les trente-cinq heures contre les menées réactionnaires de Raffarin et Seillière. Le renégat bien connu François Chérèque demande un report, officiellement dans le but de ne pas nuire aux chances de Paris d'accueillir les Jeux Olympiques de 2012, le comité chargé d'examiner les candidatures effectuant précisément sa visite ce même jour. Qui croit-il tromper? Entend t-il donner l'impression, souhaitée par ses maîtres, que la France est un pays domestiqué, où les travailleurs sont des serviteurs bien dressés, qui remuent la queue bien gentiment devant les patrons et les bourgeois? Veut-il que les prolétaires renoncent à leurs avantages chèrement acquis pour le seul profit du grand capital organisateur de ces jeux aux forts relents de fric?
Heureusement, les vrais syndicalistes ont su trouver la réponse juste. Le camarade Jean-Claude Mailly s'est chargé de mettre les points sur les i à ceux qui croient que le sport peut servir à endormir le combat pour une société plus juste et plus fraternelle: "Si on doit considérer que les jeux Olympiques ne peuvent avoir lieu que dans un pays où il n'y a pas de manifestations et de grèves, ça signifie que les jeux Olympiques ne peuvent pas avoir lieu dans une démocratie. Une démocratie, ça vit et ça respire, y compris quand il y a des mouvements sociaux, or les jeux Olympiques c'est dans sept ans.". Et la courageuse Maryse Dumas, toujours en pointe dans la lutte sociale, d'ajouter: "Sur le fond, il n'est pas question de présenter une ville aseptisée". "Le CIO doit prendre la ville de Paris telle qu'elle est, avec ses conflits sociaux, même si ceux-ci n'ont pas de rapport avec la Ville ou les Jeux olympiques". Oui, le CIO ne doit pas s'imaginer que les Français soient prêts à se coucher devant les forces du grand patronat et de la mondialisation ultralibérale. Tandis que les autres pays d'Europe cèdent à la vague réactionnaire-fascisante importée des Etats-Unis, la France refuse la régression sociale et les travailleurs plus que jamais sont mobilisés pour barrer la route au libéralisme triomphant.
 

La Sainte-Alliance du fascisme ultralibéral néoconservateur

L'odieux Chirac et l'infect Schröeder, serviteurs zélés de la bourgeoisie d'affaires et du grand capital, ont déroulé le tapis rouge à Bruxelles pour reçevoir leur Maître. Quelle honte pour tous les amis du genre humain, pour tous ceux qui luttent chaque jour pour un monde plus juste, que de voir accueilli à bras ouverts l'Homme qui saigne à blanc le peuple irakien, pollue sans honte l'air que nous respirons et impose la mondialisation ultralibérale aux seules fins de remplir les poches des ploutocrates de Wall Street. A l'heure où le gouvernement scélérat du putride Raffarin lance une nouvelle offensive contre les couches les plus défavorisées de la population, il n'est pas innocent de voir les hyènes Bush et Chirac dîner ensemble et se taper sur le ventre. Nous devons nous attendre, dans les semaines et les mois à venir, à une offensive de grande ampleur contre les droits et acquis légitimes des travailleurs, avec le soutien d'une intellocratie et d'une classe médiatique vendues aux marchés financiers.
Plus que jamais, restons vigilants!
 

Intro

L'internationale

Au citoyen Gustave Lefrançais,membre de la Commune

Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

refrain :
C'est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale Sera le genre humain. (bis)


Il n'est pas de sauveurs suprêmes :
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !
L'État comprime et la loi triche ;
L'Impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s'impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois ;
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail.
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu.
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.
Les rois nous soûlaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs !
S'ils s'obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.
Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais, si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins, disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

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